Nicolas Sarkozy à Clermont-Ferrand: l'Auvergne rassemblée pour la France forte!

Publié le par Alexandre Dubié

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Nicolas Sarkozy nous l'avait promis s'il passait au second tour, il est passé et il a tenu parole. Ce samedi 28 avril, c'est le peuple d'Auvergne, épaulé par des délégations venues de l'ensemble une grande partie centrale de la France, qui s'est rassemblée pour Nicolas Sarkozy. Vous aviez dit que cette campagne n'intéressait personne? Vous aviez dit que plus personne ne voulait de Nicolas Sarkozy? C'est pourtant 12000 personnes, soit un nombre largement supérieur à celui de 2007, qui étaient présentes à la Grande Halle d'Auvergne.

En tant que participant à l'organisation du meeting, celui-là revet une ambiance particulière puisque la venue du Président de la République est synonyme d'une organisation particulière, tout doit être parfait. Avec la Fédération UMP du Puy-de-Dôme, je prépare ce meeting depuis une semaine, la fatigue domine mais nous serons largement récompensés avec ce meeting.

 

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Le Président ne vient jamais seul, le Président ne s'exprime jamais seul et c'est devant et après quelques personnalités que le Président s'exprime. Nous avons l'honneur de recevoir cet après-midi Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre, Marie-Anne Montchamp et Édouard Courtial.

Mais l'Auvergne ne pouvait pas accueillir Nicolas Sarkozy sans mettre ses personnalités politiques les plus importantes. Après des discours de Daniel Dugléry, maire de Montluçon (Allier) et chef de l'Opposition du Conseil Régional d'Auvergne, Louis Giscard d'Estaing, Député du Puy-de-Dôme et Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et Alain Marleix, Député du Cantal et ancien Ministre, c'est au tour de Laurent Wauquiez, que je ne présente plus vu le nombre de fois que je l'ai rencontrées, de monter à la tribune. Puis c'est Brice Hortefeux, eurodéputé et conseiller régional mais surtout grand ami du Président, qui prendra la parole. Les discours mettent dans l'ambiance avec l'humour que nous connaissons aux deux ministres réservant un accueil chaleureux comme l'Auvergne sait le faire.

 

"Notre projet, c'est une identité forte!"

 

C'est vers 17h15 que le Chef de l'État entre dans la salle pour tenir un discours de plus d'une heure sans une seule note. Après avoir réglé quelques comptes avec les médias, le discours sera celui d'un homme qui est fier d'être français, celui d'un homme qui n'a pas oublié d'où il venait lorsqu'il parle de l'immigration. "Nous ne chassons pas sur les terres du Front National lorsque nous parlons d'immigration, on peut garder son idéal humaniste et dire ouvertement que l'on ne peut pas accueillir plus de personnes que nous le pouvons effectivement." Droitisé le discours du Chef de l'État depuis le 22 avril? Je n'ai pas le sentiment d'avoir remarqué une différence notable avec le discours de Villepinte.

L'Humanisme, c'est effectivement le fond du discours. Nous ne pouvons plus accepter les injustices sociales, il ne faut plus confondre solidarité et assistanat (Laurent Wauquiez). C'est en-cela que le Nicolas Sarkozy rappelle deux mesures phares de son discours: rendre la Carte Vitale biométrique pour arrêter la fraude à la Sécurité sociale et faire verser les pensions de retraites le 1er de chaque mois au lieu du 5. Il exposera égalemement son point de vue sur l'euthanasie, expliquant que la vie reste un mystère quelles que soient nos croyances.

Ce discours sera aussi celui d'un Européen convaincu. Il avait montré que la France était capable de tenir sa place de leader européen alors que l'on pensait voir l'Union Européenne éclater. Pour ce qui est des références à ce discours, cela fait penser à Charles de Gaulle et, étant sur ses terres, Nicolas Sarkozy fera à plusieurs reprises allusion à Valéry Giscard d'Estaing, qui doit être le Président qui a le plus agi pour la construction européenne. Charles de Gaulle était un Européen convaincu mais conscient du rôle décisif que devait y jouer la France, n'hésitant pas à faire la politique de la chaise vide, Nicolas Sarkozy menace de faire pareil pour ce qui est des accords de Schengen. C'est d'un leader dont nous avons besoin pour poser les bases d'une gouvernance politique et économique commune et solide.

Le point d'orgue du discours sera celui de la défense de la diversité par l'affirmation de notre identité. Nous devons être fiers d'être français, nous devons être fiers de revendiquer notre héritage chrétien, nous devons être fiers d'être la patrie de Victor Hugo, de Guy de Maupassant, de Charles Péguy, nous devons être fiers que notre histoire ait été construite par Jeanne d'Arc, Louis XIV, Napoléon, Charles de Gaulle. Cela va dans le sens de la construction européenne, rappelons la devise de l'Europe: "Unis dans la diversité". Car la diversité, ce n'est pas accepter la perte de notre culture pour prendre une partie des moeurs d'une autre, c'est bel et bien confronter et prendre ce qu'il y a de meilleur d'identités culturelles fortes. Oui, je suis fier d'être français, héritier d'un pays riche culturellement mais qui a également construit une partie de son histoire récente grâce à l'immigration.

Le discours se terminera par une note improvisée après la Marseillaise: notre RDJ, Pirre Oliver, apportera sur scène au Président de la République, grand amoureux de sport, une écharpe aux couleurs de l'ASM, la demi-finale de Coupe d'Europe ayant lieu le lendemain opposant Clermont aux Irlandais du Leinster. "J'aime bien les Irlandais mais demain: c'est Clermont!"

 

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Quant à moi, la participation à l'organisation de meetings est toujours l'occasion de moments privilégiés. J'aime cette sensation d'arriver avant tout le monde et de voir ces grands halls complètement vides avant l'arrivée du public. Cela permet également d'être au contact des élus et des personnalités. Ce soir-là, après le meeting, l'ensemble des organisateurs sont conviés à un cocktail avec le Chef de l'État, l'occasion de pouvoir cotoyer de près l'homme le plus puissant du pays. Ce meeting m'aura pris beaucoup de temps et d'énergie mais j'ai beaucoup de chance. Pour est-ce que je donne tant? Réponse simple:

 

Vive la France forte! 

Publié dans Campagnes 2012

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