L'UMP 63 au Grand Meeting de Villepinte

Publié le par Alexandre Dubié

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Ce Dimanche 11 Mars 2012, il fallait plus que de la motivation pour se lever si tôt, mais la foi d'un militant est inarrêtable et le résultat a plus que largement dépassé nos attentes. OUI, l'UMP 63 faisait partie du plus grand moment de toute la campagne pour l'UMP. Récit d'un meeting vécu de l'intérieur pour une des journées les plus inoubliables de ma vie.

La journée commence la veille en réalité puisque, devant me lever à 3h du matin, je choisis de ne pas dormir et profiter de la vie. A 4h45, les deux bus sont prêts à partir, l'arrivée a lieu à 10h30, 900 bus sur le parking, entre 60 et 70000 specatateurs attendus.

 

 

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Première étape: trouver l'endroit où nous devons être placés. Dans les travées du Parc des Expositions de Paris-Nord-Villepinte, nous rencontrons Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et fondateur du club de la Droite Sociale, poignée de main avec un de nos talents que je considère comme un modèle au sein de notre famille politique, nous croiserons également Nadine Morano et Éric Woerth. Tant pis pour l'endroit qui nous est réservé, nous décidons de nous faufiler afin de nous rapprocher au maximum de la scène. Il est 11h15 et les discours commencent:

 

"Mes chers amis, je suis venu vous dire que la France, c'est avec vous que je veux la construire. La France du Parti Socialiste, JE N'EN VEUX PAS!" (Hervé Morin)

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Il y eut tout d'abord les discours de ceux qui se sont rallié à Nicolas Sarkozy, Hervé Morin et Christine Boutin en tête. Mais il y eut également Jean-Marie Bockel, leader de la Gauche Moderne: "Je suis un homme de gauche, je n'étais pas avec vous dans la bataille de 2007; cette année, c'est dès le 22 avril que je soutiens Nicolas Sarkozy. François Hollande prend les Français pour des gogos en leur mentant, il faut leur dire la vérité! Pierre Méhaignerie, Frédéric Nihous, leader de CPNT, ainsi qu'André Rossinot, du Parti Radical, étaient présents.

 

"Depuis Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sont là depuis cinq ans, je n'entends que du mal de cet homme qui ne fait que du bien" (Gérard Depardieu)

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Comme au Bourget, Villepinte ne pouvait échapper à son parterre de célébrités. En plus de Gérard Depardieu, le chanteur Enrico Macias, l'actrice Emmanuelle Seignier, l'écrivain Jean D'Ormesson et l'acteur Christian Clavier entre autres.

 

"Ici aujourd'hui, à Villepinte, c'est le coeur de toute la France qui bat!" (François Fillon)

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Mais Villepinte n'aurait pas autant vibré sans les discours des ténors du Parti et du Gouvernement. C'est Valérie Pécresse qui ouvre le bal: "notre bilan, c'est notre fierté!" puis Jean-Pierre Raffarin, l'ancien Premier Ministre "vous êtes le visage de notre belle et forte France mais nous la sentons aujourd'hui menacée" puis d'Alain Juppé,Ministre des Affaires étrangères, qui ne manqua pas de rappeler que nous célébrions le triste anniversaire du tsunami au Japon, suivi de Jean-François Copé, premier secrétaire du Parti "Pour le PS, 2012 n'est pas le moment de présenter un projet sérieux mais de prendre une revanche" pour terminer par le discours du Premier Ministre "La France, c'est vous tous qui, au lieu de manifester et de céder au discours simpliste, étiez au travail là où le pays avait besoin de vous! (...) Notre première arme, c'est notre unité!"

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Ce fut ensuite un défilé de personnalités plus ou moins connues, montantes ou invités de marques, le tout animé par nos deux jeunes talents que sont Guillaume Pelletier et Salima Saa. Il y eut le très attendu discours de Bernadette Chirac, l'ancienne Première Dame de France, "Dans cette bataille, je me range résolument à ses côtés" puis Jeanette Bougrab, cette fille de Harki qui dit un grand merci au président Sarkozy pour son travail de reconnaissance des Harkis, suivi de Jean-Christophe Lagarde, maire de la difficile ville de Drancy "si tu étudies, te défonces pour réussir, alors, d'où que tu viennes, OUI nous te garantissons que tu réussiras!" et enfin Shen Van-Tyu, ancien boat people des années 1970 devenu chef d'entreprise qui nous parle de l'ouverture à la Chaine.

Voilà pour la mise en bouche, il est environ 13h30.

 

"Le fils d'une femme de ménage et qui n'a jamais oublié d'où il venait ne serait jamais resté auprès d'un "président des riches!"" (Henri Guaino)

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Qui mieux qu'Henri Guaino, conseiller spécial de l'Élysée, qui écrit tous les discours du Président de la République, pouvait annoncer l'entrée sur scène de Nicolas Sarkozy? Henri Guaino s'est par ailleurs révélé être un excellent orateur. Il est environ 13h50 et Nicolas Sarkozy entame son premier bain de foule pour se rendre jusqu'à la scène.

 

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"Mes chers amis, cela fait 5 ans, cela fait 5 minutes dans mon coeur. Ce soir du 6 Mai 2007, je ne l'imaginais pas. Non je n'imaginais pas les crises que je devais subir, que je serais le Président comptable des joies et des peines du peuple français, que je serais autant attaqué. Mais il faut tenir envers et contre tout..."

 

C'est ainsi que Nicolas Sarkozy entame son discours, près de 80000 personnes sont là à l'écouter. Ce discours sera marqué entre autres par la dimension d'une grande France dans le Monde mais surtout dans une Europe forte. Un Européen tel que moi ne pouvait qu'être enthousiasmé de voir enfin un politicien parler de la construction d'une Europe politique. "L'EUROPE DOIT REDEVENIR UN IDÉAL!" 

Nicolas Sarkozy chasse-t-il donc sur les terres du Front National avec un tel discours? Non, c'est bien sur les terres d'Arnaud Montebourg, fervent défenseur d'un protectionnisme européen, que Nicolas Sarkozy se trouve avec son idée du Buy European Act à l'image du Buy American Act.

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"Laissez-les mentir, nous avons autre chose à faire. Cet autre chose, c'est la France!"

 

Nicolas Sarkozy s'attaque ensuite à la défense et la réindustrialisation de notre pays: "Je ne laisserai pas tomber la sidérurgie comme la France a laissé tomber la chimie et Péchiney. Nous défendrons le nucléaire! (...) La France a besoin d'un Steve Jobs, la France a besoin d'un Bill Gates!"

La dernière partie du discours sera plus tournée sur la résorbtion de nos déficits et de notre dette publique: "On n'a pas la maitrise de son destin lorsque l'on croule sous les dettes et les déficits. (...) Une génération laissant dettes et déficits à la suivante DEVRAIT AVOIR HONTE!" 

Avant de conclure:

"Je mesure ce qu'il reste à accomplir, il ne nous reste plus que deux mois pour tout inverser, j'ai besoin de vous... alors aidez-moi!"

 

Je reste ébahi par le ton si calme et presque solennel de cette fin de discours. La Marseillaise chantée a capella par plus de 80 000 personnes sera un grand moment.

 

Aujourd'hui, j'aime mon pays plus que jamais et je mesure l'immensité de ce travail à accomplir. Alors oui, comme Nicolas Sarkozy a servi les Français pendant cinq ans, je servirai mon pays à la hauteur de mes moyens pour que notre Président continue de servir notre pays cinq années de plus!

 

Nicolas Sarkozy a besoin de nous, c'est avec un immense plaisir que je réponds à son appel!

Publié dans Campagnes 2012

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