Dernière ligne droite avant le premier tour: Jean-François Copé en Auvergne

Publié le par Alexandre Dubié

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L'élection est-elle jouée? Malgré les apparences, la Droite s'est-elle résignée? En me rendant à Polydôme à Clermont-Ferrand ce jeudi 19 avril, à trois jours du premier tour, je me suis rendu compte que non. Devant 1500 personnes, Jean-François Copé est venu dire à qui voulait bien l'entendre que, si François Hollande devait prendre le pouvoir, ça ne serait pas aussi facile qu'il n'y parait.

Ce meeting a eu lieu dans la dernière semaine précédant, un moment d'intense activité et les visages, que ce soient des militants et des politiciens, semblent marqués par la fatigue mais je vois ça comme le summum de ma vie de militant, probablement les meilleurs moments. C'est donc dans cette ambiance que s'ouvre le meeting.

 

Après une introduction de Christophe Serre, président de la fédération du Puy-de-Dôme, Louis Giscard D'Estaing, député de la 3ème Circonscription du Puy-de-Dôme et Vice-Président de l'Assemblée Nationale, prend la parole pour préparer la campagne des élections législatives qui suit immédiatement l'élection présidentielle.

Puis Brice Hortefeux, eurodéputé et conseiller régional d'Auvergne, nous fait un discours dénonçant la façon avec laquelle la plupart de nos collectivités locales sont tenues par la Gauche. Son discours est comme toujours assez chaleureux et, comme trois semaines auparavant pour François Fillon, la venue d'une personnalité en Auvergne est toujours l'occasion d'offrir quelques présents locaux, en l'occurrence un couteau de Thiers, un Saint-Nectaire fermier et un guide Michelin, édition 2012, la dernière édition sur papier que Michelin sort.

 

Le discours de Jean-François Copé fait partie des discours qui m'auront personnellement marqué. Il aura bien été entendu de défendre le bilan de Nicolas Sarkozy et de défendre notre projet pour les cinq années qui viennent avec, au coeur de son discours, les thèmes et de la crise et de l'Europe avec bien entendu un certain humour qui caractérise si bien notre Premier Secrétaire.

Mais ce qui m'a marqué le plus au sein de son discours, c'est que Jean-François Copé se place vraiment comme le chef du Parti en parlant, surtout, des campagnes présidentielle et législative mais aussi en faisant allusion à l'après 17 juin en annonçant un recrutement massif au sein de l'UMP. Jean-François Copé veut redonner l'envie de créer des vocations politiques car, comme il le définit lui-même de façon très caricaturale, "un jeune arrive dans une permanence, on le regarde avant de lui dire "tu vois ce paquet de tracts? Tu vas le distribuer pendant 10 ans; après tu pourras co-rédiger le tract que tu distribuer, au bout de 15 ans, prétendre à une suppléance et, éventuellement au bout de 20 ans, être candidat sur une circonscription imprenable." Généralement, avant même qu'on ait fini de dire la première phrase, le jeune a tourné les talons et dit au revoir." Cela décourage les jeunes de s'intéresser à la politique et cela nous prive de talents, désormais STOP! C'est le message que Jean-François Copé fera passer pour redonner à tout le monde monde le goût pour la politique.

Ce matin, j'entendais Marine Le Pen prédire l'explosion de l'UMP après les élections. En repensant au discours d'hier-soir, je me suis dit que c'est le contraire qui risquerait d'arriver, nous sommes déjà le premier parti de France par sa taille et Jean-François Copé semble nous avoir fait comprendre que plus que jamais nous devrons faire partie d'une UMP forte!

 

Le meeting se termine par la retransmission en direct de l'interview du Président de la République puis Jean-François Copé de conclure avant la traditionnelle Marseillaise:

 

"Ne lâchez rien! Cette victoire, nous allons l'arracher!"

 

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Publié dans Campagnes 2012

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